Chemsex et prise de drogues

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Le saviez-vous ? L’usage de substances psychoactives dans la sexualité est loin d’être un phénomène nouveau. L’opium notamment pouvait être relié à des préparations de stimulants sexuels datant de la Rome Antique ! [Source]

Qu’est-ce que le chemsex ?

Peut-être avez-vous déjà entendu parler du chemsex ? Ce terme, né de la contraction de « Chemicals » (produits chimiques) et de « Sex » s’applique à l’usage de produits psychoactifs en contexte sexuel, et plus particulièrement dans le cadre de la communauté des HsH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes), lors de sessions de sexe en groupe, planifiées et organisées. Au cours de ces rencontres qui peuvent durer plusieurs heures ou plusieurs jours, les participants consomment également des produits psychoactifs, notamment des cathinones ou du GHB/GBL, mais aussi de la cocaïne et de l’alcool.

Le sexe sous produits : une pratique banale ?

Si vous sortez un peu, beaucoup, passionnément, vous avez pu remarquer que certains produits, légaux ou pas, circulent assez couramment, sans qu’on sache forcément ce qu’ils contiennent. Si vous avez la possibilité de faire tester le produit au préalable, prenez un peu de temps pour le demander. Si ce n’est pas possible, limitez le plus possible votre prise pour ne pas avoir de mauvaise surprise. Et ne restez pas seul-e tant que vous ne savez pas sur quel pied vous allez danser.

Qu’il s’agisse de cannabis ou de MDMA, les effets recherchés ne se limiteront pas à ce qui se passe lors de la soirée, mais peuvent s’exercer aussi sur ce qui aura lieu après, au cas où vous auriez envie de prolonger la fête avec quelqu’un-e, ailleurs. Dans un premier temps il s’agit déjà de savoir si vous êtes d’accord avec une éventuelle relation sexuelle. Le produit que vous avez consommé va-t-il vous permettre de le savoir encore ?

Quels sont les risques ?

Le chemsex n’est pas sans risques. La plupart des produits psychoactifs utilisés dans cette pratique sont illégaux. Il peut y avoir des risques de surconsommation pouvant parfois mener à des overdoses pouvant être mortelles, à des bad-trips. En cas de pratique de l’injection, des risques veineux, d’infections, mais aussi de circulation du VIH, des hépatites virales B et C peuvent être présents. De plus, la désinhibition causée par l’usage des drogues – souvent couplées avec de l’alcool – a tendance à favoriser les prises de risques sexuelles (rapports sans préservatif, oublis de PrEP…).

Il est important de suivre un certain nombre de conseils pour réduire les risques liés aux chemsex :

  • Évitez la consommation si vous ne vous sentez pas bien moralement : déprime et fatigue favorisent les mauvaises réactions et la consommation excessive.
  • Eviter de consommer un produit que vous ne connaissez pas ou alors en très petites quantités afin d’éviter d’être surpris-e par ses effets.
  • Faites tester vos produits lorsque c’est possible. Des associations et CAARUD offrent cette possibilité.
  • Utilisez votre propre paille et/ou votre propre matériel d’injection ! Le partage de matériel de consommation présente des risques infectieux au VIH et aux hépatites virales B et C.
  • N’hésitez pas à appeler le 15 ou le 112 en cas de problème. Les professionnels de santé ne sont pas là pour juger, mais pour soigner.

Et l’alcool alors ?

De manière plus ordinaire, avez-vous déjà eu des relations sexuelles en ayant bu un ou plusieurs verres ? Dans un pays comme la France où la plupart des gens boivent de l’alcool, sauf ceux qui ne peuvent pas ou ne le veulent pas, la question ne se pose même pas. Lors d’une fête ou après le travail, vous avez peut-être envie de relâcher la pression et pour cela quoi de plus simple qu’un peu d’alcool. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? Un verre, ça va, 3 verres bonjour quoi ? la gueule de bois ? la panne sexuelle ? voire le trou noir ? Quelle que soit votre consommation, l’important c’est de rester clair-e pour que ce relâchement induit par l’alcool ne se transforme pas en cauchemar.

Avez-vous absolument besoin de boire de l’alcool, de fumer un joint ou de sniffer un rail de coke pour pouvoir draguer ou coucher avec quelqu’un-e ? Alors nous sommes là pour en parler, n’hésitez pas à nous écrire !

A qui en parler ?

Les écoutant-e-s de Sexualités Info Santé sont à votre écoute par livechat ou par mail.

Drogues Info Service et Alcool Info Service sont des services où des professionnel-le-s peuvent vous répondre sur les questions d’addictions aux produits et à l’alcool.

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