Les troubles de la prostate

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Comme nous l’avons vu dans notre précédent article, la prostate est souvent liée au domaine médical et non sans raison. C’est un organe à surveiller et dont il faut prendre soin pour éviter toutes complications à venir car celui-ci est souvent propice aux infections/inflammations pouvant même aller jusqu’au cancer, on vous explique tout ici !

Prostatite : description & symptômes

La prostatite est une inflammation ou une infection (les deux sont possibles) d’origine bactérienne.

Il y a 4 types de prostatite :

1. Prostatite bactérienne aiguë : Apparition soudaine des symptômes, fièvre, douleurs et brûlures lors des mictions, envies fréquente d’uriner. Ce type de prostatite reste peu courante et est facilement traitable par des antibiotiques.

2. Prostatite bactérienne chronique : Elle est le plus souvent en rapport avec une prostatite aiguë bactérienne insuffisamment ou mal traitée. Elle peut également être consécutive d’une IST (infection sexuellement transmissible) passée inaperçue. Les symptômes sont plus discrets que la prostatite aiguë mais ils reviennent puis disparaissent et reviennent encore (épisodes à répétition).

3. Prostatite non bactérienne chronique / syndrome de la douleur pelvienne chronique : Comme la prostatite bactérienne chronique, les symptômes apparaissent et disparaissent mais l’origine n’est pas liée à des bactéries. C’est la prostatite la plus commune et celle-ci provoque des douleurs et de l’inconfort au niveau du bassin.

4. Prostatite inflammatoire asymptomatique : Pas de symptômes, pas de douleurs et pas besoin de traitement. Cette inflammation est souvent diagnostiquée au cours d’un examen clinique, lorsque l’on cherche un cancer de la prostate par exemple.

Les symptômes d’une prostatite sont divers, ils peuvent aller d’une simple difficulté à uriner à la présence de sang dans les urines, des douleurs au niveau du bassin, des brûlures lors de l’éjaculation/la miction, de fièvre. La prostatite peut provoquer sur le long terme des infections urinaires à répétition, un blocage dans la vessie et/ou le canal éjaculateur et même des lésions.

Le diagnostic se fait par un médecin, et sera confirmé par un test urinaire (ECBU). Une prise de sang peut apporter des éléments en faveur de l’existence d’une infection sans préciser la localisation de l’infection et être accompagnée d’une échographie. L’infection se soigne par antibiotiques en ce qui concerne les prostatites bactériennes.

Hyperplasie bégnine de la prostate (HBP) ou adénome de la prostate


C’est une augmentation de la taille de la prostate, souvent lié à l’âge, qui se manifeste par une difficulté à uriner, un jet saccadé suivi d’un écoulement avec une impression que la vessie n’est pas complètement vidée.

Cette hyperplasie n’entraîne pas de cancer et n’augmente pas non plus les chances d’en développer un. Les risques liés à ce blocage de l’urine sont les colonisations bactériennes urinaires pouvant évoluer vers des prostatites, parfois récidivantes ou des calculs urinaires et dans des moindres cas, une obturation complète de l’urètre provoquant une rétention urinaire aiguë constituant une urgence médicale.

Cancer de la prostate


Le cancer de la prostate apparaît généralement après 60 ans. Ce cancer est caractérisé par son évolution sur plusieurs années et est souvent asymptomatique.

Il se développe généralement en périphérie de la prostate ne bloquant pas le passage de l’urine à travers l’urètre. C’est au moment où la tumeur commence à toucher ces canaux que des symptômes peuvent apparaître : difficulté à uriner, à pousser, envie pressante et répétée etc.

Le diagnostic est orienté par la palpation de la prostate (au toucher rectal) et par prise de sang mais doit toujours être confirmé par une échographie transrectale dans le but de réaliser une biopsie de la prostate (seul moyen de poser le diagnostic de cancer.)

Cancer de la prostate : les mesures préventives


La prostate est sujette à de nombreux troubles plus ou moins graves et dont il faut savoir se prémunir. Un check-up minimum tous les ans est conseillé pour les hommes âgés de plus de 50 ans, par prise de sang et/ou toucher rectal par votre médecin traitant.

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