Piercings génitaux, une démarche personnelle

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De nombreux types de piercings génitaux existent mais ils restent globalement assez peu courants. Comme tous les actes de modifications corporelles (piercings, tatouage, etc), ils doivent être réalisés par un-e professionnel-le (tatoueur/perceur) dans un contexte stérile.

Si vous envisagez ce type de piercing, soyez, plus que jamais, à l’écoute de votre corps pour tout ce qui concerne l’acte de piercing lui-même, ses soins et sa cicatrisation. Ces piercings sont très personnels puisqu’ils touchent des parties intimes de votre corps et ils seront présents dans votre sexualité.

Classiquement, des bijoux peuvent être placés sur les parties génitales mais aussi sur les tétons, la langue, le nombril ou toute autre partie du corps selon les possibilités et les envies. La réalisation de l’acte s’avère plus ou moins douloureuse selon les sites concernés : tout le monde s’accorde à dire que le piercing du mamelon fait mal tandis que la pose d’un Prince Albert n’est pas considérée comme douloureuse, même si des saignements importants peuvent en résulter.

Pour certain-e-s, le bijou peut avoir un rôle simplement décoratif ou plus érotique. D’autres en attendent certaines sensations accrues ou différentes, pour eux/elles-mêmes et pour leurs partenaires.

Le saviez-vous ? Si les piercings génitaux sont assez présents dans la communauté gay, 70% des répondants à une étude américaine de 2015 revendiquaient une orientation hétérosexuelle. La majorité étaient des hommes, ce qui peut s’expliquer par le fait que le sexe mâle offre plus de possibilités à la pose d’un bijou génital.
Le plus célèbre piercing génital est celui dit « Prince Albert » du nom du Prince Consort, mari de la Reine Victoria, qui se serait fait percer le gland dans sa jeunesse. Le mythe veut que ça soit pour des raisons pratiques (maintien du pénis lors du port de pantalons moulants), mais cela pourrait aussi être pour des raisons médicales (le Prince Albert aurait souffert de la maladie de Lapeyronie). Le mystère reste entier.

Quels sont les risques éventuels ?

Des pertes de sensibilité peuvent parfois survenir.
A prendre en compte également : les frottements et les contraintes mécaniques exercées sur le piercing (bijou et orifice) qui peuvent se produire selon vos habitudes et pratiques sexuelles. Certaines positions sexuelles peuvent produire des tensions sur le bijou, voire des accrochages si les deux partenaires sont porteur-se-s de piercings sur des zones en contact.
De même que pour d’autres piercings, mais peut-être un peu plus compte tenu du tissu percé (muqueuse ou peau très souple), un stretching spontané peut se produire. Enfin certains piercings génitaux peuvent produire des effets particuliers à prendre en compte, notamment lors de l’éjaculation ou de la miction.

« J’ai très envie d’un piercing intime mais j’hésite encore. Qu’est-ce que ça peut donner pour mes relations sexuelles ? »
Hervé

36 ans, Strasbourg

QUIZZ

Un piercing situé en haut de la rencontre des deux grandes lèvres vaginales est appelé :
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