Les violences de genre : on en parle

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Violences de genre ou violences faites aux femmes ?

Dévalorisation, humiliation, contrôle, harcèlement, violences verbales, psychologiques et, bien sûr, physiques sont utilisées pour affirmer un rapport de domination qui réduit les femmes à un objet sexuel disponibles en permanence pour les hommes. En 2019, plus de 149 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France. Ces meurtres, nommés féminicides pour marquer leur caractère spécifiquement sexiste, sont bien loin du « drame conjugal / passionnel » souvent invoqué dans les médias.

Dévalorisation, humiliation, contrôle, harcèlement, violences verbales, psychologiques et, bien sûr, physiques sont utilisées pour affirmer un rapport de domination qui réduit les femmes à un objet sexuel disponibles en permanence pour les hommes.

Si certaines revendiquent le « droit d’être importunées », il est rare que des femmes se sentent flattées lorsqu’elles sont interpellées, menacées, sur la base de leur apparence physique ou bien lorsqu’elles reçoivent des dickpics (dick = sexe masculin + pic = photo). Si ces agressions, tout comme les autres agressions sexuelles, sont passibles de peines de prison ou d’amendes, les personnes qui en sont victimes hésitent bien souvent à porter plainte.

Les violences faites aux femmes font partie intégrante des violences de genre, mais ces violences ont des visages multiples.

Passer à la casserole ? Sérieusement ?

En parlant d’une femme, cette expression signifie être obligée d’accomplir l’acte sexuel. On parle de plus en plus du viol conjugal, et c’est tant mieux.

Avant 2006, avoir des relations sexuelles avec son mari était selon la loi un devoir conjugal auquel les femmes devaient se soumettre, qu’elles le veuillent ou non.

Depuis 2006, le viol commis dans le cadre du mariage ou du concubinage est reconnu comme une circonstance aggravante. Mais il est déjà très difficile d’en parler alors se rendre au commissariat ou à la gendarmerie pour porter plainte contre son conjoint, parfois aussi père de ses enfants, ça peut être encore plus compliqué. Des associations telles que le Collectif Féministe contre le Viol peuvent aider les personnes qui hésitent encore.

Un vieux fond d’homophobie et de transphobie

Le sexisme ne s’exerce bien sûr pas uniquement envers les femmes. Il touche aussi tout ce qui ne rentre pas dans le cadre d’une masculinité normée. Toute personne qualifiée un tant soit peu de « féminine » se voit méprisée, L’insulte homophobe justifie pour les agresseurs des violences qui s’ancrent non seulement dans un mépris de ce qui est considéré comme « féminin » dans son acception la plus large, mais aussi une haine touchant les homosexuels. Cette haine s’étend à tout ce qui est assimilé comme un manque de virilité.

Les femmes bisexuelles et lesbiennes sont sujettes à la violence de genre à la fois en tant que femmes, mais également en tant que personnes qui transgressent une norme en se soustrayant à l’exigence de la sexualité hétérosexuelle.

Les violences de genre touchent également fortement les hommes comme les femmes transgenres –et toutes les identités non-binaires, sous forme de violences physiques, verbales mais aussi administratives. Personne n’en sort indemne.

Ces insultes et violences tombent sous le coup de la loi, qu’elles soient publiques ou privées. Ces agressions verbales représentent aussi des agressions psychologiques qui peuvent aussi se transformer en agressions physiques, notamment si la victime n’accepte pas de s’écraser.

A qui en parler ?

Si vous êtes en danger, il est urgent de vous mettre à l’abri. Chez un-e ami-e, un membre de votre famille… Si vous souhaitez être conseillé-e sur la démarche à suivre pour porter plainte, appelez le Violences femmes Info (3919) ou bien  SOS Homophobie (01 48 06 42 41) selon la nature des violences que vous vivez.

De nombreuses associations de lutte contre les violences existent pour accompagner les victimes dans leurs démarches.

N’hésitez pas à nous contacter par livechat ou par e-mail pour être orienté-e ou pour échanger.